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Ce document vise à clarifier la possibilité de récupération du nerf phrénique dans le contexte d’une paralysie ou immobilité d’un hémidiaphragme, et à discuter l’intérêt d’un bilan neurophysiologique objectif lorsque le pronostic est formulé de manière très fermée.

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1. Question de départ

Le problème clinique considéré est une paralysie ou une immobilité d’un hémidiaphragme, possiblement liée à une atteinte du nerf phrénique.

La question centrale est :

Peut-on dire qu’un nerf phrénique « ne repousse généralement pas », ou faut-il nuancer cette affirmation ?

La réponse courte est : oui, il faut nuancer.

Les données disponibles ne permettent pas d’affirmer simplement que le nerf phrénique ne repousse pas. En revanche, elles ne permettent pas non plus de garantir une récupération. La récupération dépend fortement :

2. Ce que disent les données sur la récupération spontanée

Le nerf phrénique est un nerf périphérique moteur. Comme d’autres nerfs périphériques, il peut parfois récupérer, surtout si la lésion est partielle, récente, compressive, inflammatoire ou démyélinisante plutôt qu’une section complète.

Il faut toutefois distinguer la récupération fonctionnelle, la repousse axonale réelle, la réinnervation utile du diaphragme et la simple compensation respiratoire. Dire « le nerf phrénique ne repousse pas » est donc trop absolu : la récupération est possible, mais incertaine, lente, dépendante du type de lésion et difficile à prédire sans examen du nerf lui-même.

Les données disponibles montrent qu’une récupération fonctionnelle spontanée d’une paralysie diaphragmatique est possible.

Dans une étude de suivi de 23 patients, la récupération fonctionnelle était observée chez :