Quatrième lettre. Un médecin confrère constate que les changements ne viendront pas de l'intérieur du système — et pose la question du relais politique. Avec l'histoire de la pompe à baclofène refusée, d'un demi-million de frais évités, et une demande précise : un postulat.
1 la lettre d'un médecin
2 mon histoire
3 demande d’ ouverture d une commission
IV. Quand des médecins eux-mêmes constatent que le système ne se réformera pas de l'intérieur, c'est au champ politique de prendre le relais.
Cher Rudi,
Une quatrième lettre, qui vient renforcer mes dires précédents — pour une fois, je cède ma plume : je te transfère une lettre que m'a écrite un médecin, B. Ex-collègue de notre ami commun J. Je te laisse la lire — elle est belle.
Pour cette fois, je ne diffuse pas à la presse : le citer demande son accord préalable — il peut nous lire en copie. La lettre est toutefois en ligne sur ma page de lettres ouvertes.
Ton ami,
Alain
Cher Dr B.,
tu m'encourages à répandre mes idées, à faire un peu de politique — je ne m'en sens pas les épaules, à part indirectement.
Ça tombe bien : Rudi, un ami commun de moi-même et de J., est maintenant conseiller national.
Je fais régulièrement un peu de « lobbying » auprès de Rudi, généralement à travers des lettres ouvertes.
Je me permets de lui transférer ta dernière lettre à toute fin utile. Tu me confirmeras que tes propos peuvent être publiés publiquement, avec ou sans ton nom, selon ce que tu jugeras bon.
Et voilà donc ce que tu m'as écrit :
<aside> ✉️
À propos de tes écrits critiques sur notre système de santé, je pense qu'il faut absolument les encourager et les diffuser !
Quand au système médical, les changements ne viendront probablement pas de l'intérieur (c'est un peu comme quand on compte sur la « responsabilité des entreprises » — effets réels très limités) : il faudra que les obligations viennent de l'extérieur, politique, règles imposées, … car en interne trop de gens sont douillettement installés dans les abus actuels.
Je me bats tous les jours contre le phénomène que tu décris très bien comme « less costly alternatives existed but were ignored in favour of high-tech solutions », avec hélas très peu de résultat.
Et donc le sport de combat dont tu parles, à part pour l'éventuel plaisir de gagner de temps à autres un procès personnel sans autres conséquences qu'un système qui durcit encore sa défense, peut-on penser que c'est surtout sur le plan politique qu'il se jouera ?
Tout de bon à toi
</aside>
Je reprends la plume.
Il me faut d’abord expliquer pourquoi tu parles du « plaisir de gagner de temps à autre un procès personnel ». C’est en effet l’un des points de départ de ma volonté d’entamer une correspondance avec Rudi Berli et, plus généralement, d’entrer dans le champ politique au sujet de la corruption systémique en médecine.