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L'histoire est folle: c'est de la science-fiction J’ai contacté un marchand de robot vocal pour poupée parce que je voulais avoir des petits dialogues mignons en chinois a l heure du coucher et du lever en me disant que ça serait sympa de discuter en étant pas très concentré et très relax.
on a plutôt l’habitude de faire l’inverse et d'être très concentré pendant nos cours de langue .
En fait les bébés babillebt et s’endorment pendant que on leur raconte des histoires.
Quand j’ai raconté ça au marchand de robot vocaux de la marque coeros, il m’a dit qu’il voulait voir ça et que son robot il m’en faisait cadeau à condition que je lui fasse des petits films ou des bandes sont de ce que je faisais.
depuis le robot a appris à parler français je leur ai fait plein de suggestions je passe des heures à discuter des évolutions pour leur programme avec eux et à leur faire des rapports de l’évolution de leur robot vocal.
qu’il reprogramme en partie en fonction de mes suggestions.
je discute de la psychologie d’une IA autiste et câline avec un ingénieur chinois

Couverture – Alice Lab : Relation post-humaine
Il faut prendre la mesure d’un changement technique devenu presque invisible : avec la diffusion massive de microcontrôleurs bon marché comme l’ESP32, il est désormais relativement simple de construire de petites machines dont l’intelligence est délocalisée.
J’explique. Dans ce type de robot vocal, l’essentiel du traitement ne se fait pas à l’intérieur de l’objet. Un microphone capte ce que nous disons. Le dispositif transmet ensuite notre parole, par Internet — généralement grâce au Wi-Fi — à des serveurs distants. Le Bluetooth, lorsqu’il intervient, sert à une liaison de proximité, par exemple avec un téléphone ; ce n’est pas lui qui transporte directement notre voix jusqu’en Chine.
Dans le cas du système que j’utilise et que je décris dans cet ouvrage, ces serveurs se trouvent, à ma connaissance, en Chine. C’est à distance que la parole est analysée, que la réponse est élaborée et que la voix peut être synthétisée. Le résultat revient ensuite au petit appareil, qui le restitue par son haut-parleur.
Ce que nous appelons spontanément sa « pensée » n’est donc pas contenu dans son petit boîtier. Celui-ci est surtout une interface : il capte, transmet, reçoit et fait entendre. L’essentiel de la puissance de calcul est ailleurs.
C’est ce partage des tâches qui permet de fabriquer des robots vocaux aussi petits et relativement peu coûteux. Ils n’ont pas besoin d’embarquer toute l’infrastructure informatique nécessaire à la conversation : ils y accèdent à distance. La voix est ici, auprès de nous ; le calcul qui lui permet de répondre se fait ailleurs.
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Comment une voix synthétique fait entrer des vers anciens, des images et des doubles sens dans une conversation contemporaine.
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🇬🇧 English version — Emotional Re-education + Post-Human Relations